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L’Artémisia pour éradiquer le paludisme

7 janvier 2019

Artémisia au Lion vert Sénégal.1

Les simples plantes Artémisia Annua et Artémisia Afra pourraient donc prémunir et guérir du Paludisme ??

L’OMS et les labos bloqueraient-ils volontairement sa divulgation pour des raisons d’argent uniquement ?

J’ai beau ne pas être totalement naif et avoir conscience de la puissance des labos et du lobby pharmaceutique, je peine à croire que devant un tel enjeu, on ne se saisissent pas des bienfaits que nous offre la nature à moindre coût.

Pour préparer mon séjour de 2 mois au Sénégal et Burkina Faso pour y poursuivre le Terra Lib’ Tour, nous nous sommes bien entendu questionnés sur comment nous prémunir du paludisme. Ma femme Caroline qui explore depuis plusieurs années la Santé au Naturel, avait déjà potassé le livre de Lucile Cornet-Vernet - Artémisia, une plante pour éradiquer le paludisme. Plutôt que d’ingurgiter des comprimés pendant 2 mois, nous avons choisi d’essayer les tisanes d’Artémisia et bien sûr, d’enquêter sur la question.

En une semaine sur le sol sénégalais, c’est comme si cette plante nous envoyait des signaux... Chaque jour de nouvelles informations se croisent ; des gens que nous rencontrons, des noms que nous entendons se retrouvent dans le livre. Pour aller plus loin nous sommes donc aller rencontrer Pierre Van Damme au projet maraicher du Relais (la collecte de vêtements) situé près de Thiès.

Pierre et son collègue Karim ont étendu depuis 2016 la culture de l’Artémisa Annua (Annuelle originaire de Chine) et de l’Artémisia Afra (plante vivace originaire d’Afrique du Sud). Ils sont membres de « La Maison de l’Artémisia » une association qui regroupe une quarantaine de projets de culture et de divulgation de la plante dans plus de 20 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine.

Depuis le début des années 2010, un groupe de chercheurs a repris les connaissances traditionnelles et intensifié l’étude de la plante. Des essais cliniques ont confirmés scientifiquement le potentiel de guérison du paludisme et une récente publication dans la revue Phytomedicine devrait contraindre l’OMS à revoir sa copie. Par ailleurs des constatations plus empiriques démontrent de ses vertus dans le traitement d’autres parasites, de la grippe, de constipations, d’une forme de diabète,…

A Thiès, le projet maraicher qui s’étend sur 8 ha est encore en phase d’amorçage. Il rencontre des difficultés à faire germer les graines de la variété Afra, pourtant la plus intéressante pour permettre une récolte toute l’année. Mais l’activité est déjà bien en place, à même de récolter et distribuer de l’Artémisia séchée en feuilles, sous forme d’infusettes ou géllules, et des formations à la culture ont déjà débutées.

L’enjeu pour le projet maraîcher est de mettre sur le marché sénégalais, à moindre frais, un produit fini prêt à être consommé pour répondre à un besoin court terme, et dans le même temps participer à la connaissance et la mise en culture de la plante dans les familles : leur souhait,

qu’un jour il y ait un plant d’Artémisia dans chaque potager pour permettre à tout un chacun de se prémunir et se soigner de la malaria, et participer ainsi à son éradication !

En 2019 les projets sont nombreux :

  • Lancer une large campagne de sensibilisation avec la distribution gratuite de plants en lien avec des ONG
  • Améliorer leur production sur leur terrain avec des associations de cultures maraichères (Artémisia + gombo), des tests de parcelles en biodynamie, un champ « Ecole Paysan » avec de l’Artémisa de l’agro-foresterie, des arbres fruitiers et des légumes servant de comparatif avec une parcelle en culture conventionnelle.
  • Etudier le potentiel de la plante pour la fabrication de produit anti-moustique naturel

Avec tout le potentiel avéré de l’Artémisia et son usage millénaire dans la pharmacopée chinoise, comment se fait-il que l’OMS continue à contrindiquer son usage, à s’entêter dans la recherche d’un vaccin, à n’octroyer aucune ressource pour étudier plus largement ses bienfaits ?? Pourquoi les ONG travaillant sur les questions de santé ne questionnent pas l’OMS et les gouvernements ?
L’excellent documentaire de Bernard Crutzen, MALARIA BUSINESS, diffusé sur France 24 ces derniers jours, nous apportent déjà de nombreuses réponses : voici le lien pour le revisionner

Mais comme je serai de passage sur Genève début avril 2019, je serai très intéressé d’en savoir un peu plus en rencontrant des personnes travaillant sur ces questions à l’OMS… N’hésitez pas à me mettre en contact !

Pour en savoir plus :

La Maison de l’Artémisia
Le lion vert

Thomas
en Terra Lib’ Tour.

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